Vendre avec une offre conditionnée à la vente d’un autre bien : comment sécuriser votre transaction

Vendre avec une offre conditionnée à la vente d’un autre bien représente une situation fréquente mais délicate. Votre acquéreur potentiel doit d’abord vendre son logement actuel avant de pouvoir acheter le vôtre. Cette configuration implique d’accepter une clause suspensive de vente préalable dans votre avant-contrat, ce qui immobilise votre bien pendant plusieurs semaines, parfois plusieurs mois. Pour vous, vendeur, l’enjeu est de trouver l’équilibre entre saisir une opportunité commerciale et protéger vos intérêts : votre temps, votre calendrier, votre capacité à recevoir d’autres offres. Cet article vous explique comment encadrer cette clause, quels leviers négocier, et quand il vaut mieux refuser.

Vente sous condition suspensive de la vente d’un autre bien : implications pour le vendeur

Couple signant une clause de priorité

Avant de détailler les clauses et les stratégies, il est essentiel de bien comprendre ce que signifie concrètement accepter une offre conditionnée à la vente d’un autre bien. Cette condition suspensive, intégrée au compromis de vente ou à la promesse unilatérale, n’est pas anodine : elle transforme votre situation de vendeur en attente, avec un bien figé sur le marché.

Définition et fonctionnement pour le vendeur

Le principe est simple : votre acquéreur vous fait une offre, mais la vente ne deviendra définitive que s’il parvient à vendre son propre logement dans un délai fixé. Tant que cette condition n’est pas remplie, le compromis reste suspendu. Si à l’issue du délai convenu l’acheteur n’a pas vendu son bien, la condition est réputée non réalisée et le compromis devient caduc, sans faute d’aucune des parties — à condition que la clause soit bien rédigée. Vous récupérez alors votre liberté de vendre à un autre acquéreur.

Concrètement, la clause doit préciser :

  • L’identité du bien que l’acheteur doit vendre (adresse, nature, références cadastrales)
  • Un délai maximum pour réaliser cette vente (généralement entre 60 et 90 jours)
  • Un prix-cible de vente ou une fourchette, pour éviter que l’acheteur sacrifie son bien à un tarif dérisoire
  • Les preuves que l’acheteur devra vous fournir pendant toute la période (mandat signé, annonces, statistiques de visites, offres reçues)

Cette clause ne doit jamais être vague. Une formulation du type « sous réserve de vendre mon bien » sans autre précision crée une insécurité juridique totale. C’est votre notaire qui valide la rédaction pour sécuriser l’ensemble. Ne vous contentez jamais d’un modèle générique trouvé en ligne ou rédigé par un intermédiaire non qualifié.

Intérêts vs risques quand on accepte

Deux maisons en opposition

Pourquoi accepter une telle clause ? Parce qu’elle peut vous permettre de capter un acquéreur sérieux, bien informé, qui sait exactement ce qu’il veut et dispose d’un patrimoine immobilier à mobiliser. Si son bien est bien placé, attractif et correctement mis en vente, la clause peut se lever rapidement. Vous concluez alors votre vente avec un acheteur motivé, sans avoir perdu de temps.

En revanche, les risques sont réels :

  • Blocage commercial : pendant toute la durée de la condition, votre bien est techniquement sous compromis. Si vous ne pouvez plus le montrer ni recevoir d’autres offres, vous perdez votre visibilité et votre capacité de négociation.
  • Perte d’offres fermes : d’autres acquéreurs, sérieux et prêts immédiatement, peuvent passer leur chemin s’ils apprennent que votre bien est déjà engagé.
  • Calendrier incertain : même si un délai est fixé, rien ne garantit que l’acheteur vendra dans les temps. Vous restez dans l’attente, sans maîtrise de votre propre planning (déménagement, achat de votre prochain logement, besoin de liquidités).

Un point essentiel : le prix de mise en vente du bien de l’acheteur doit être cohérent avec le marché local. Si son logement est surévalué de 10 ou 15 %, vous pouvez être certain qu’il ne se vendra pas dans les délais, et vous aurez perdu plusieurs mois pour rien. Avant d’accepter, demandez à votre notaire ou à un professionnel indépendant de vérifier la réalité du prix demandé par l’acheteur sur son propre bien.

Une offre conditionnée vous engage sur un calendrier que vous ne maîtrisez pas. Avec Bien Vite Vendu, vous évitez cette incertitude : nous vous faisons une offre de rachat sous 48h, sans condition suspensive d’obtention de prêt et sans gestion de votre part.

Cadre juridique de base et vigilance

La clause de vente préalable doit figurer explicitement dans l’avant-contrat — compromis de vente ou promesse unilatérale — et être rédigée avec précision. Elle doit comporter :

  • Un délai clair, avec une date butoir ou un nombre de jours calendaires précis
  • Les conditions de preuve : comment l’acheteur doit-il démontrer qu’il a mis son bien en vente ? Qu’il reçoit des visites ? Qu’il a reçu une offre ?
  • Les modalités de notification : par lettre recommandée avec accusé de réception, par mail avec accusé qualifié, par acte d’huissier ? Chaque étape doit pouvoir être tracée.
  • Les conséquences en cas de non-réalisation : caducité automatique du compromis, sort de l’indemnité d’immobilisation, modalités de remboursement.

Évitez absolument les formulations vagues ou les clauses « à trous ». Une clause mal rédigée peut conduire à des litiges longs et coûteux, notamment si l’acheteur prétend avoir fait le nécessaire alors que vous estimez qu’il n’a pas respecté ses obligations. Votre notaire est là pour éviter ces écueils. N’hésitez pas à demander plusieurs versions de rédaction si la première ne vous paraît pas assez protectrice.

Soyons clairs : cet article ne traite pas des autres conditions suspensives classiques, comme la condition d’obtention de prêt ou les conditions liées à l’urbanisme. Ces sujets font l’objet d’articles dédiés et ne doivent pas être confondus avec la problématique spécifique de la vente préalable.

Clauses et leviers de négociation pour protéger le vendeur

Accepter une offre conditionnée à la vente d’un autre bien ne signifie pas subir passivement la situation. Vous disposez de plusieurs leviers pour encadrer strictement cette clause et limiter les risques. L’objectif est de maintenir votre capacité d’action tout en donnant une chance loyale à l’acheteur. Voici les quatre leviers principaux à négocier avec l’aide de votre notaire.

Délais, jalons et obligations de moyens de l’acheteur

Le premier levier, et le plus important, consiste à fixer un délai total court et à découper ce délai en jalons intermédiaires. Un délai de 60 à 90 jours est raisonnable selon le marché local. Au-delà, vous prenez un risque commercial important. À l’intérieur de cette période, imposez des étapes précises :

Déroulement étape par étape d'une vente avec clause préalable
  • Jour 7 maximum : mandat signé avec une agence ou publication d’annonces si l’acheteur vend seul, avec preuve de diffusion (lien vers les portails immobiliers, captures d’écran, vitrine d’agence).
  • Jour 30 : premier bilan avec statistiques de visites, retours des visiteurs, nombre d’offres reçues éventuellement. Si aucune visite n’a eu lieu, c’est un signal d’alarme.
  • Jour 45 : révision de la stratégie si aucune offre n’a été formulée. L’acheteur doit pouvoir justifier d’actions correctives : baisse de prix, amélioration des photos, élargissement de la diffusion.

Exigez que l’acheteur mette son bien en vente à un prix cohérent avec le marché. Demandez des références comparables (biens vendus récemment dans le même secteur, même surface, même état) pour vérifier que le prix annoncé n’est pas fantaisiste. Si vous avez le moindre doute, consultez un expert indépendant. Un bien surévalué ne se vendra pas, point final.

Enfin, précisez dans la clause que l’acheteur s’engage à mettre en œuvre tous les moyens raisonnables pour vendre rapidement : diffusion large, visites organisées dans des créneaux accessibles, réactivité aux demandes. Cette obligation de moyens, même si elle ne garantit pas le résultat, permet de sanctionner un acheteur qui laisserait traîner les choses.

Indemnité d’immobilisation et remboursement

Immobiliser votre bien a un coût. Pendant que vous attendez, vous ne pouvez pas (ou difficilement) recevoir d’autres offres, vous restez exposé aux évolutions du marché, et vous perdez du temps. Il est donc légitime de demander une indemnité d’immobilisation, généralement comprise entre 5 et 10 % du prix de vente, versée à la signature du compromis.

Cette somme ne doit pas rester entre les mains de l’acheteur : elle est placée sous séquestre chez le notaire, qui la conserve jusqu’à la réalisation ou la caducité du compromis. Les modalités de restitution doivent être claires :

  • Si la condition se réalise, l’indemnité est imputée sur le prix de vente et déduite lors de la signature de l’acte définitif.
  • Si la condition ne se réalise pas malgré le respect par l’acheteur de toutes ses obligations (mise en vente effective, prix correct, diffusion large), l’indemnité lui est restituée intégralement.
  • Si l’acheteur n’a pas respecté ses engagements (pas de mandat signé, pas de diffusion, prix délirant, refus de visites), vous pouvez prévoir une retenue partielle ou totale de l’indemnité, à titre de dédommagement.

Attention : vous ne pouvez pas prévoir de pénalité si la condition échoue pour des raisons indépendantes de la volonté de l’acheteur (marché difficile, absence d’offres malgré une stratégie correcte). La clause doit rester équilibrée pour être juridiquement solide.

Indemnité sous séquestre, jalons à vérifier, justificatifs à réclamer : sécuriser une vente sous condition demande du temps et de la rigueur. Bien Vite Vendu vous simplifie la donne avec une offre ferme et un acte signé en quelques semaines, sans aucune clause suspensive à surveiller.

Poursuite de la commercialisation et offre concurrente (clause de priorité)

Voici un levier souvent sous-estimé, mais décisif : la clause de poursuite de la commercialisation. Elle vous autorise à continuer de montrer votre bien, de recevoir des visiteurs et de recueillir d’autres offres pendant toute la durée de la condition suspensive. Vous ne restez pas bloqué dans l’attente.

Si une offre ferme, sans condition suspensive ou avec des conditions plus solides, vous parvient pendant cette période, vous déclenchez la clause de priorité (ou clause de substitution). Le mécanisme est le suivant :

Mécanisme d'une clause de priorité
  1. Vous notifiez par écrit (LRAR ou mail qualifié) à l’acheteur 1 que vous avez reçu une offre concurrente ferme.
  2. Vous lui accordez un délai court, généralement 7 à 10 jours, pour lever sa condition suspensive et transformer son offre conditionnelle en offre ferme.
  3. S’il parvient à lever la condition dans ce délai (par exemple en obtenant un prêt relais, en trouvant un acheteur pour son bien, ou en renonçant à la condition), vous êtes tenu de lui vendre.
  4. S’il ne lève pas la condition dans le délai imparti, vous êtes libre d’accepter l’offre concurrente ferme, et le premier compromis devient caduc.

Cette clause rétablit un équilibre : vous donnez une chance à l’acheteur 1, mais vous ne restez pas prisonnier. Elle doit être rédigée au cas par cas avec votre notaire, car les modalités varient selon les situations (nature des preuves à fournir, délai de notification, sort de l’indemnité d’immobilisation).

Preuves et reporting pendant la période suspensive

Enfin, dernier levier : exiger une transparence totale de la part de l’acheteur pendant toute la période suspensive. Vous ne devez pas rester dans le flou. Imposez dans la clause :

  • La transmission du mandat de vente signé ou des liens vers les annonces publiées, sous 7 jours.
  • Des statistiques de visites hebdomadaires ou bi-hebdomadaires : combien de demandes, combien de visites effectuées, combien d’offres reçues.
  • Des comptes rendus écrits à dates fixes (par exemple tous les 15 jours), transmis par mail avec accusé de réception.
  • La notification formelle de toute offre reçue par l’acheteur sur son bien, avec copie de l’offre.

Si l’acheteur refuse cette transparence, ou s’il ne fournit pas les justificatifs demandés, vous pouvez prévoir dans la clause une possibilité de résiliation anticipée, sans attendre l’expiration du délai. Cette obligation de reporting n’est pas accessoire : elle vous permet de piloter la situation et d’anticiper une éventuelle sortie.

Processus et calendrier côté vendeur

Accepter une offre conditionnée à la vente d’un autre bien, c’est aussi s’engager dans un processus qui demande rigueur, anticipation et réactivité. Voici le déroulé chronologique type, du compromis jusqu’à l’issue de la période suspensive, avec les actions concrètes que vous devez mener à chaque étape.

Propriétaire lisant une clause de vente

Rédaction dans le compromis (avec le notaire)

Tout commence au moment de la signature du compromis de vente. C’est dans ce document que la clause de vente préalable doit être insérée, avec une précision absolue. Vous travaillez avec votre notaire pour identifier :

  • Le bien à vendre par l’acheteur : adresse complète, numéro de lot si copropriété, références cadastrales si maison. Plus c’est précis, mieux c’est.
  • Le délai global (exemple : 90 jours à compter de la signature du compromis) et les jalons intermédiaires (J+7, J+30, J+45).
  • La clause de poursuite de commercialisation : vous restez libre de montrer votre bien et de recevoir d’autres offres.
  • La clause de priorité en cas d’offre concurrente : délai de notification, délai de levée de condition, modalités.
  • Le séquestre de l’indemnité d’immobilisation chez le notaire, avec les conditions de restitution ou de retenue.
  • Les modalités de preuve et de notification : supports (LRAR, mail qualifié), destinataires (vous, le notaire), pièces justificatives à fournir.

Le notaire rédige l’ensemble sur mesure, en fonction de votre situation et du profil de l’acheteur. Ne signez jamais un compromis dont vous ne comprenez pas toutes les clauses. Posez des questions, demandez des reformulations, exigez des exemples concrets. C’est votre sécurité juridique qui est en jeu.

Suivi opérationnel et communication

Une fois le compromis signé, commence la période suspensive. Votre rôle ne s’arrête pas là. Vous devez organiser un suivi régulier avec votre notaire (et éventuellement avec l’agent immobilier si vous en avez un). Planifiez des points téléphoniques ou des réunions courtes tous les 15 jours pour faire le bilan :

  • L’acheteur a-t-il bien mis son bien en vente dans les délais ?
  • Les annonces sont-elles diffusées largement ?
  • Combien de visites ont eu lieu ? Quels retours ?
  • Des offres ont-elles été formulées ? À quel prix ?
  • L’acheteur a-t-il ajusté sa stratégie si nécessaire (baisse de prix, amélioration de la présentation, changement d’agence) ?

Conservez toute la traçabilité : emails, accusés de réception, comptes rendus, justificatifs transmis par l’acheteur. Si un litige survient, vous devrez pouvoir prouver que vous avez respecté vos obligations et que l’acheteur, lui, ne les a pas respectées.

Si vous constatez des signaux faibles — aucune visite après trois semaines, aucun retour positif, prix manifestement irréaliste — n’attendez pas. Demandez une révision de la stratégie ou envisagez d’activer la clause de sortie anticipée si elle existe. Plus vous réagissez tôt, moins vous perdez de temps.

Dernier point : ne faites jamais de promesses verbales en marge du compromis. Tout doit être écrit. Si vous acceptez un report de délai, si vous accordez une souplesse sur un jalon, formalisez-le par un avenant signé des deux parties et validé par le notaire. Sinon, vous vous exposez à des interprétations divergentes.

Scénarios de sortie et décisions

Agent immobilier faisant visiter un bien à un couple

À l’issue de la période suspensive, trois scénarios sont possibles. Vous devez les avoir anticipés dès la signature du compromis.

Premier scénario : la condition est réalisée. L’acheteur a vendu son bien, il vous en apporte la preuve (compromis de vente signé sur son propre logement, avec date d’acte prévue). Votre compromis devient alors ferme, et vous enchaînez rapidement vers la signature de l’acte définitif. Planifiez dès ce moment-là votre déménagement, vos démarches administratives, et assurez-vous d’être disponible pour l’acte chez le notaire. Le délai entre la levée de condition et l’acte est généralement court, de l’ordre de 3 à 6 semaines.

Deuxième scénario : la condition n’est pas réalisée dans les délais. L’acheteur n’a pas vendu son bien, ou ne l’a vendu que sous compromis sans date d’acte ferme. Le compromis devient caduc. L’indemnité d’immobilisation vous est restituée ou retenue selon les conditions prévues, et vous récupérez votre pleine liberté commerciale. Remettez immédiatement votre bien sur le marché, relancez les visiteurs précédents, réactivez vos annonces si elles avaient été suspendues. Chaque jour compte.

Troisième scénario : vous recevez une offre concurrente ferme pendant la période. Vous activez la clause de priorité. Vous notifiez l’acheteur 1, vous lui donnez le délai convenu (7 à 10 jours) pour lever sa condition. Deux issues possibles :

  • Il lève la condition (en trouvant un financement relais, un acheteur ferme pour son bien, ou en renonçant à sa clause) : vous lui vendez, conformément au compromis initial.
  • Il ne lève pas la condition : vous acceptez l’offre concurrente ferme, le premier compromis tombe, l’indemnité est restituée à l’acheteur 1 (sauf clause contraire).

Dans tous les cas, formalisez chaque étape par écrit. Chaque notification, chaque accusé de réception, chaque décision doit transiter par votre notaire. C’est la seule manière de sécuriser juridiquement l’ensemble du processus.

Attendre des mois pour finalement voir le compromis tomber : c’est le risque numéro un d’une vente sous condition suspensive. Avec Bien Vite Vendu, vous supprimez ce risque dès le départ et vendez votre bien rapidement, sans dépendre de la vente d’un tiers.

Alternatives si la clause n’est pas assez sécurisée

Parfois, malgré toutes les précautions, la clause de vente préalable reste trop risquée ou trop floue. L’acheteur refuse les jalons, n’accepte pas la clause de priorité, ou son bien est clairement invendable dans les délais. Dans ces situations, vous avez intérêt à explorer d’autres options avant de vous engager.

Exiger une offre ferme ou un financement sécurisé

La première alternative consiste à refuser purement et simplement la clause de vente préalable et à demander une offre ferme, c’est-à-dire sans condition suspensive liée à la vente d’un autre bien. Vous pouvez accepter une condition suspensive d’obtention de prêt, qui est classique et encadrée par la loi, mais pas de condition sur une vente tierce dont vous ne maîtrisez rien.

Envoie d'une lettre postale

Si l’acheteur insiste, demandez-lui de sécuriser son financement autrement. Par exemple :

  • Obtenir un prêt relais validé par sa banque avant la signature du compromis. Le prêt relais lui permet d’acheter votre bien avant d’avoir vendu le sien. C’est à lui de fournir les preuves bancaires (attestation de faisabilité, accord de principe).
  • Présenter des preuves de capacité financière : épargne disponible, garanties, patrimoine mobilier ou immobilier. Vous n’avez pas à connaître tous les détails de sa situation, mais vous devez avoir l’assurance qu’il peut acheter sans dépendre d’une vente hypothétique.

Si l’acheteur refuse ces alternatives, c’est probablement que son dossier est fragile. Dans ce cas, passez votre chemin.

Mettre en concurrence et fixer des dates butoir

Une autre stratégie consiste à lancer un appel à offres court pour stimuler la concurrence. Vous informez tous les visiteurs intéressés que vous acceptez les offres fermes jusqu’à une date butoir, par exemple sous 10 jours. Vous privilégiez ensuite la meilleure combinaison prix/solidité, et pas forcément le prix le plus élevé si celui-ci est assorti d’une condition suspensive lourde.

Parallèlement, si vous acceptez malgré tout une offre avec condition de vente préalable, fixez une date limite de levée de condition non négociable. Par exemple : « Si la condition n’est pas levée avant le 30 juin, le compromis devient caduc automatiquement, sans préavis ni formalité. » Cette date butoir doit être inscrite noir sur blanc dans le compromis. Elle vous protège contre les demandes de report successives.

Préférez toujours une offre à 95 % de votre prix, ferme et sans condition, plutôt qu’une offre à 100 % du prix avec une condition suspensive de 90 jours et un bien difficile à vendre. Le risque d’échec et le coût d’opportunité ne valent pas les 5 % de différence.

Quand refuser la clause

Il existe des situations dans lesquelles vous devez tout simplement refuser la clause de vente préalable, sans discussion :

  • Marché vendeur : si votre bien est rare, bien placé, attractif, et que vous recevez beaucoup de visites et plusieurs offres, vous n’avez aucun intérêt à vous lier les mains. Privilégiez les offres fermes.
  • Doutes sérieux sur la vendabilité du bien de l’acheteur : si son logement est mal situé, en mauvais état, surévalué de 20 %, ou dans un secteur peu dynamique, il ne se vendra pas dans les délais. Vous perdrez votre temps.
  • Acheteur peu transparent : s’il refuse de fournir les justificatifs, refuse les jalons, refuse la clause de priorité, ou se montre évasif sur son calendrier, c’est un signal d’alerte. Ne signez pas.

Refuser une offre conditionnée n’est pas un échec commercial. C’est une décision rationnelle qui protège votre intérêt. Vous restez disponible pour d’autres acheteurs, vous gardez la main sur votre calendrier, et vous évitez des mois d’attente inutile.

Vendre avec une offre conditionnée à la vente d’un autre bien peut être une opportunité commerciale intéressante, à condition de maîtriser tous les leviers de protection. Délais courts, jalons précis, clause de priorité, indemnité d’immobilisation, reporting transparent : chaque élément compte pour sécuriser votre transaction et éviter de perdre du temps. Si la clause ne peut pas être encadrée suffisamment, ou si le bien de l’acheteur semble invendable, n’hésitez pas à refuser. Votre temps et votre sérénité valent bien plus qu’une promesse incertaine.

Délais, jalons, reporting, clause de priorité : sécuriser une offre conditionnée demande une vigilance de tous les instants. Si vous préférez éviter cette gestion, Bien Vite Vendu vous propose une offre de rachat sous 48h et un acte signé rapidement, sans aucune clause suspensive liée à un financement.

Puis-je continuer les visites pendant la période suspensive ?

Oui, à condition que ce soit prévu explicitement dans le compromis. Demandez à votre notaire d’insérer une clause de poursuite de commercialisation qui vous autorise à montrer votre bien, à recevoir des visiteurs et à recueillir d’autres offres pendant toute la durée de la condition suspensive. Sans cette clause écrite, vous risquez d’être bloqué.

Puis-je accepter une meilleure offre pendant ce temps ?

Oui, si vous avez prévu une clause de priorité dans le compromis. Le mécanisme est simple : vous notifiez l’acheteur 1 par écrit qu’une offre ferme concurrente vous est parvenue, et vous lui accordez un délai court (généralement 7 à 10 jours) pour lever sa condition suspensive. S’il ne lève pas la condition dans ce délai, vous êtes libre d’accepter l’offre ferme.

Quel délai prévoir pour la vente du bien de l’acheteur ?

Un délai de 60 à 90 jours est généralement raisonnable, selon la dynamique du marché local. Au-delà de 90 jours, le risque d’immobilisation devient trop important. Prévoyez également des jalons intermédiaires : mise en vente effective sous 7 jours, premier bilan à 30 jours, révision de stratégie à 45 jours en l’absence d’offres.

Quel montant d’indemnité d’immobilisation demander ?

L’indemnité d’immobilisation se situe généralement entre 5 et 10 % du prix de vente. Elle est versée à la signature du compromis et placée sous séquestre chez le notaire. Le montant dépend de la durée de la condition suspensive, du risque perçu et de la force de négociation respective des parties. Plus le délai est long et le bien de l’acheteur difficile à vendre, plus l’indemnité doit être élevée.

Quels justificatifs exiger de l’acheteur ?

Vous devez exiger le mandat de vente signé (ou les liens vers les annonces publiées), les statistiques de visites mises à jour régulièrement, les comptes rendus écrits à dates fixes, et la copie de toute offre reçue par l’acheteur sur son bien. Prévoyez dans le compromis que ces justificatifs doivent être transmis par mail avec accusé de réception ou par LRAR.

Et si l’acheteur vend son bien en dessous du prix envisagé ?

C’est un point à clarifier dès la rédaction du compromis. Précisez si la condition suspensive vise une vente « à tout prix de marché raisonnable » ou « à un prix minimum de X euros ». Si vous ne fixez pas de seuil, l’acheteur pourrait brader son bien pour lever la condition, ce qui peut poser problème s’il obtient ensuite un financement insuffisant. Soyez précis pour éviter toute ambiguïté.

Comment éviter que mon bien soit bloqué trop longtemps ?

Plusieurs leviers : fixez un délai court (60 à 90 jours maximum), imposez des jalons datés avec obligations de reporting, maintenez la commercialisation de votre bien avec une clause de priorité en cas d’offre concurrente, et exigez une transparence totale de l’acheteur sur l’avancement de sa propre vente. Si ces conditions ne sont pas respectées, prévoyez une clause de sortie anticipée.

Qui doit rédiger et sécuriser la clause ?

Votre notaire, en coordination avec votre agent immobilier si vous en avez un. La clause de vente préalable est complexe et doit être rédigée sur mesure, en fonction de votre situation et du profil de l’acheteur. N’utilisez jamais de modèles génériques trouvés en ligne : ils sont souvent incomplets, ambigus, et peuvent conduire à des litiges coûteux.

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